Kinshasa : manifestation anti-progression du M23, le Kinois s’est encore trompé de cible
Au cours des violentes manifestations et troubles qui ont caractérisé la ville de Kinshasa mardi 28 et mercredi 29 janvier dernier. Les manifestants se sont livrés à un pillage systématique des ambassades et des commerces.
Ces manifestations ont été organisées de base pour dénoncer l’immobilisme de la communauté internationale face au conflit de l’est de la RDC. Ce moment de colère a dégénéré, touchant physiquement et matériellement des paisibles investisseurs nationaux et internationaux.
La progression du mouvement rebelle M23 a causé plus de mal que de bien en RDC. Les activités économiques et sociales ont largement été ralenties par la peur installée par des manifestants mécontents.
Pour preuve, la circulation est timide. Beaucoup sont confinés dans leurs habitations. Certains bureaux et commerces sont encore fermés par peur et prudence. Une peur amplifiée par des messages de panique relayés par les réseaux sociaux.
En toute conscience, il s’est avéré que les malaises politiques ont souvent impacté sur l’économie nationale de la RDC.
Les pillages de 1991 ont valu aux Zaïres la clé de leur développement et de leur stabilité économique, avec le départ des investisseurs.
Kinshasa se veut une ville pleine d’opportunités, avec une feuille de route sur l’amélioration du climat des affaires, avec des mécanismes de protection des investissements
Dans cette démarche de protestation et de colère touchant systématiquement aux ambassades et aux commerces des nationaux et des expatriés, Kinshasa s’est empoissonné. Les conséquences lui poursuivront encore des années.
Gouverner, c’est prévoir, dit-on, les autorités congolaises doivent être capables d’anticiper les actions et réactions de ses compatriotes.


