Crise sécuritaire dans l’Est de la RDC : la CPI lance la procédure inquisitoire

Crise sécuritaire dans l’Est de la RDC : la CPI lance la procédure inquisitoire

Arrivé depuis lundi 24 février à Kinshasa, le Procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan a discuté mardi  dernier avec le président Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine, autour de la crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC.

Après leur échange devant la presse, il a déclaré « Tout groupe armé, toute force armée, tous les alliés des groupes armés et des forces armées n’ont pas un chèque en blanc…la loi doit être effective »

Se caractérisant par l’ouverture d’une enquête approfondie, fiable et garanties de forme et de fond, le Procureur de la CPI a lancé un appel à témoins sur les atrocités perpétrées dans les zones sous occupation de l’armée rwandaise et des terroristes du M23.« Ceux qui ont des preuves sur des crimes de génocide, crimes de guerre ou crimes contre l’humanité sont priés de les envoyer sur le site de la CPI » a-t-il affirmé 

Qu’est-ce qui peut constituer une preuve de crimes de guerre et crimes contre l’humanité ?

Les preuves des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité sont des attestations, les témoignages, les indices sur l’assassinat, l’extermination, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre toutes populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques.

Par ailleurs, une Conférence internationale sur la paix, la sécurité et la justice devrait avoir lieu en avril prochain à Kinshasa. « Cette conférence sera chargée d’examiner les causes de l’instabilité de l’Est de la RDC», a précisé le Chargé de suivi de la coopération RDC-CPI, le Professeur Taylor Lubanga. Les participants à ces assises vont cogiter notamment sur l’instauration d’une Cour pénale spéciale pour la RDC.

L’observatrice 

admin

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