Toxicomanie, l’aspect mental et psychologique négligés, les conséquences à large spectre
L’exploitation des stupéfiants et des substances psychotropes est interdite en République Démocratique du Congo, mais sa consommation a pris de l’ampleur dans les rues de la ville de Kinshasa. Difficile de traverser tout un quartier sans entrer en contact physique ou visuel avec un alcoolique, soit renifle le chanvre. Ces substances toxiques causent plus de mal que de bien, couvrant l’anxiété et la dépression de la population jeune.
Pas plus loin qu’en 2022, la « bombée » une drogue artisanale issue de résidus des tuyaux d’échappement mélangés à la nutrilline, le tramabol et d’autres substances formant un cocktail dangereux pour la santé, a plongé ses utilisateurs Kinois dans un état de léthargie.
La riposte la plus fréquemment utilisée par l’autorité consiste à réprimer les fabricants et les consommateurs, sans prendre en compte la santé mentale des drogués ou des intoxiqués. La politique répressive à la consommation de la drogue est considérée comme un échec.
Elle empêche ou néglige l’aspect médical et psychologique. Même le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’hommes préconise et soutient de reformer les politiques de drogue, car la répression est jugée inefficace. La prise en charge de ce phénomène devrait être à la fois psychologique, sociale, éducative, médicale et psychothérapeutique.
Malheureusement, la santé mentale, tout comme la toxicomanie, sont encore des sujets tabous en Afrique, spécifique à la peau blanche. Ces troubles peuvent impacter les rapports sociaux, les comportements, l’économie nationale et même la qualité de vie.
La carence d’une prise en charge psychologique peut entrainer des conséquences graves et variées affectant non seulement la santé mentale aussi la santé physique entrainant ainsi l’augmentation de taux de criminalité et des problèmes sécuritaires dans des quartiers, l’abadons de scolarité, et la dégradation de la santé physique et intellectuelle. Ce problème de toxicomanie n’affecte non seulement les consommateurs directs mais aussi les familles et les communautés.
Ce fait bondit, même le rapport 2022 de l’office des Nations unies contre la drogue et le crime a mis en avant la croissance de 26% du nombre d’accros à la drogue.

